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La trilogie aux titres foireux - Millénium

Bonjour à tous et à toutes,
Vous connaissez sans doute la saga Millenium. Si vous aviez échappé aux énormes pavés étalonnés dans toutes les librairies, vous avez dû voir l'affiche des différents films. Si vous n'avez pas du tout prêté attention aux sorties cinématographiques, peut-être avez-vous été informé de l'existence de ces best-seller de part les polémiques qu'ont soulevé la reprise de la saga par un nouvel auteur. Le premier précocement décédé avant le succès de la série (ce qui a alimenté ce qu'on appelle la "légende Millénium") ayant confié à son éditeur qu'il avait l'intention d'écrire une décalogie, l'écriture de la saga a été reprise par le biographe d'Ibrahimovic, ce qui n'a pas été du goût de certains "puristes".


Je justifie mon titre par cette image. J'ai simplement rajouté le quatrième tome pour marquer le contraste entre les deux auteurs, perceptible simplement en lisant les titres.

Pour ma part, c'est le tapage médiatique qui a entouré ce nouvel opus qui m'a fait commencé la série. J'en avais néanmoins déjà entendu auparavant. On m'en avait parlé en terme élogieux, tout en soulignant une dimension "érotique" BDSM à cette époque assez originale (depuis, malheureusement, 50 nuances de Grey est passé par là).

C'est donc avec beaucoup d'à priori que j'ai ouvert "Les hommes qui n'aimaient pas les femmes". Miracle ! Après cent pages de lecture laborieuse, je suis entraînée dans le tourbillon d'une enquête bien ficelée qui m'empêche de lâcher le livre. Une fois plongée dans l'intrigue, pas une fois je n'ai trouvé le premier Millenium ennuyeux ou trop long, et ce malgré ses huit cents pages. Les adeptes de polar apprécieront les intrigues parallèles utiles et qui ne donnent pas au lecteur la sensation de bloquer la trame principale et le développement des personnages, réalistes malgré des traits de caractère ou des caractéristiques peu communs.

Après cet énorme coup de coeur, le cahier des charges que j'espérais voir  La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette respecter était très, sans doute trop, important. Si j'ai apprécié que l'on se penche sur le passé de Lisbeth, j'ai vraiment trouvé que l'enquête traînait en longueur. Et pour cause ! Neuf cent pages ne constituait visiblement pas pour Stieg Larsson un espace suffisant pour développer son intrigue, puisque l'événement clôturant ce tome deux ne s'accompagne du dénuement de l'affaire. Celui-ci ne pointera le bout de son nez qu'à la fin du tome trois, soit neuf cents pages plus tard.
Cette division était une erreur. Durant le faible laps de temps qui a séparé les lectures des deux livres, j'avais presque tout oublié tant l'intrigue était complexe (les noms suédois ne m'ont pas aidés non plus). J'étais par conséquent totalement perdu dans ce gigantesque troisième tome, me raccrochant difficilement aux histoires parallèles. Pour couronner le tout, ma laborieuse lecture s'est achevé par une scène que j'ai trouvé franchement niaise.

Je ne compte pas intégrer le tome quatre à ma bibliothèque, car si le premier était un excellent polar, la série n'en demeure pas moins globalement mauvaise. L'engagement de l'auteur, souvent salué par les critiques, aurait pu nuancer cette appréciation négative. Cependant, je trouve pour ma part que l'écrivain ne s'est engagé que de manière consensuelle et absolument pas innovante, notamment quand il dénonce les dérives de la justice et légitime (tout comme de nombreux livres, films, séries, jeux-vidéos ... ) le fait d'exécuter ses propres sentences.





Un polar à emmener sous tous les parasols ! - La Fille du Train de Paula Hawkins


"Depuis la banlieue où elle habite, Rachel prend le train deux fois par jour pour aller à Londres. Le 8 h 04 le matin, le 17 h 56 l’après-midi. Chaque jour elle est assise à la même place et chaque jour elle observe, lors d’un arrêt, une jolie maison en contrebas de la voie ferrée. Cette maison, elle la connaît par cœur, elle a même donné un nom à ses occupants qu’elle voit derrière la vitre. Pour elle, ils sont Jason et Jess. Un couple qu’elle imagine parfait, heureux, comme Rachel a pu l’être par le passé avec son mari, avant qu’il ne la trompe, avant qu’il ne la quitte. Rien d’exceptionnel, non, juste un couple qui s’aime. Jusqu’à ce matin où Rachel voit un autre homme que Jason à la fenêtre. Que se passe-t-il ? Jess tromperait-elle son mari ? Rachel, bouleversée de voir ainsi son couple modèle risquer de se désintégrer comme le sien, décide d’en savoir plus sur Jess et Jason. Quelques jours plus tard, c’est avec stupeur qu’elle découvre la photo de Jess à la une des journaux. La jeune femme, de son vrai nom Megan Hipwell, a mystérieusement disparu…
Avec ce thriller psychologique exceptionnel, Paula Hawkins fait figure de révélation de l’année. Il vous suffit d’ouvrir ce livre et de vous laisser entraîner dans le piège paranoïaque et jubilatoire qu’elle vous tend et vous comprendrez combien cette publication fait figure d’événement."



Bonjour à tous et à toutes ! Aujourd'hui je viens réaliser une dernière chronique (et non des moindre) avant deux semaines de vacances. 




En premier lieu j'ai trouvé le titre bateau. Il vient en fait de l'habitude deRachel à prendre le train uniquement parce que c'est la seule activité qui la sort et qui lui permet de passer près de son ancienne maison . Mais le résumé m'a poussé à l'acheter . On plonge d'abord en douceur dans la vie de Rachel, on connaît petit à petit ses peines, son histoire. Après ce petit passage lent sans être ennuyeux, on rentre dans le coeur de l'intrigue avec la disparition de Megan. 



Un polar qui n'en est pas (vraiment) un

Je pense que les fans du genre seront déçus par le fait que la recherche d'un potentiel meurtrier ne soit pas vraiment au centre du livre. C'est davantage l'histoire de Rachel . Rachel qui est le lien entre tout les membres de l'histoire,  de toutes les affaires. Si l'héroïne  principale est attachante  je ne peux pas en dire autant des autres qui nous apparaissent comme franchement détestables. Mis à part Scott peut-être et encore. Pourtant le roman n'est pas uniquement du point de vue de Rachel mais de plusieurs voix féminines (Anna et Megan également) mais malgré tout je reste plus attachée au personnage de Rachel.

Les férus du genre pourront également trouver l'assassin assez tôt dans le livre (50 pages avant la fin). Mais la conclusion reste intéressante car elle bouleverse la vie des protagonistes.



Idéal pour les vacances 

Mais malgré quelques défauts pointés dans le premier paragraphe, j'ai beaucoup aimé ce livre. Il est prenant, sympathique et ne donne pas d'insomnies (ce qui serait dommage en période de repos). Le caractère atypique des relations qui unissent Scott,Megan et Rachel rendent le livre original. Je pense qu'il sera également apprécié des ados à partir de 12 ans car il est facile à lire. 

Je vous donne rendez vous dans deux semaines et demi, d'ici-là portez vous bien et profitez du soleil ;-)









Critique d'une chaumière et un meurtre de Fred Kassak



Bien sûr, Agnès n'est pas vraiment futée. Disons-le carrément, elle est idiote. Mais elle possède un trésor qui supplée largement l'anémie de ses méninges : un pavillon vaste, calme, entouré d'un grand jardin, dans une banlieue résidentielle. Bref, un lieu paradisiaque pour qui est cloîtré dans un appartement sur cour au cœur de la capitale et subit en permanence un enfer sonore : plomberie zinguerie le jour, surboums estudiantines la nuit. De quoi perdre la tête... Alors qu'il serait si simple d'épouser la bienheureuse Agnès et d'investir son havre de paix. Quitte, pour y parvenir à éliminer la concurrence... Un petit chef-d'œuvre de perversité, par l'auteur de " On n'enterre pas le dimanche ". 


Bonjour à tous !

Fred Kassak semble plutôt connu pour ses polars mais je l'ai pour ma part découvert par hasard dans le classement kindle. Il faisait parti des mieux notés.

D'habitude cela ne m'influence pas dans mes achats mais me permet de repérer les tendances du moment en matière de livres (et pourtant il ne date pas d'hier)

C'est, je l'avoue, son résumé déroutant qui m'a poussé à l'acheter. Je ne suis pas la seule qu'il a surprise, rassurez moi ?

Un livre déroutant

J'ai commencé ce livre, déjà surprise par le résumé. Et le premier chapitre, écrit du point de vue interne du tueur, a de quoi surprendre puisque dans celui ci, le tueur parle du type de tueur qu'il est, il se décrit en temps que meurtrier.

Le livre est construit de telle sorte que les points de vue alternent entre le tueur et Agnès.J'ai bien aimé cette construction. Déjà parce que en faisant parler Agnès, on s'assure qu'elle est vraiment ce que pense le héros : stupide et naïve. Cela permet de rire pleinement du livre, lui apporte de la légèreté.

un comique de l'absurde réussi

La trame du roman est absurde, et c'est ce comique qui singularise ce polar et le rend vraiment drôle. Même si je le reconnais ça ne fait pas rire tout le monde. Ce décalage peut-être perçu comme un trouble mental du héros et vu comme un roman psychologique mais je suis presque sûr que la première théorie est la bonne et que Fred Kassak veut avant tout nous détendre et nous faire rire



Conclusion

J'ai passé un très bon moment avec ce livre. Une belle découverte kindle (qui n'a toujours pas Fahrenheit 451 en français dans son catalogue). J'ajouterai que j'ai bien aimé le personnage de la fille du héros qui humanise le personnage et la situation.