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Comment être heureux ? Analyses et parallèles entre la Facture de Jonas Karisson et D'acier de Silvia Avallone

Ne vous êtes vous jamais demandé quels mécanismes nous rendent heureux ? Ne vous-êtes vous jamais demandé si on pouvait mesurer le bonheur ? Et si oui comment ? 

Bonjour à tous et à toutes, aujourd'hui je voulais vous parler de deux livres que j'ai grandement apprécié et qui se rejoignent sur le grand et beau même thème du bonheur.








D'acier est un livre fort. Anna et Francesca ont 13 ans et demi et vivent dans la cité de Piombino, peu loin de l'île d'Elbe. Leurs familles sont disloquées, usées, décrépies par l'usine, la pauvreté. Mais Anna et Francesca rêvent d'autre chose, d'ailleurs. Elles sont si magnifiques, si parfaites. Sources d'eau au milieu du désert. 


La facture est un roman court. Dans un monde identique au nôtre, une société de recouvrement taxe désormais les citoyens sur le bonheur. Le montant vaut pour la vie de l'individu mais est calculé sur la base de son bonheur actuel et est calculé sur de multiples critères : amis, argent, loisirs, expériences...
Un modeste suédois se voit ainsi dans l'obligation de payer 5 700 000 couronnes (a peu près 600 000 €). Il s'étonne de l'énormité de la somme et se remet en question ("Suis-je vraiment si heureux ?")



La recherche de l'épanouissement 

Dans D'Acier, Anna et Francesca profitent exagérément de leur jeunesse, brûlant les étapes afin de profiter au maximum du court répit qu'il leur est accordé avant de sombrer dans la même vie misérable que leurs parents.  Mais est-ce que ces expériences, faites sans réfléchir, sont vraiment épanouissantes ?

Dans la facture, le narrateur cherche ce qui le rend heureux (et donc si imposable). Après tout, sa vie n'est pas parfaite : à trente ans il est célibataire, sans enfants et travaille à mi-temps dans un ciné-club. Il se révèle que c'est surtout sa vision de la vie, optimiste, qui atténue ses soucis et le fait se concentrer uniquement sur ces petits plaisirs, modestes mais suffisant pour l'épanouir.


La liberté fait-elle le bonheur ?

" Ça veut dire quoi, grandir dans un ensemble de quatre barres d’immeubles d’où tombent des morceaux de balcon et d’amiante, dans une cour où les enfants jouent à côté des jeunes qui dealent et des vieilles qui puent ? Quel genre d’idée tu te fais de la vie, dans un endroit où il est normal de ne pas partir en vacances, de ne pas aller au cinéma, de ne rien savoir du monde, de ne pas feuilleter de journaux, de ne pas lire de livres, où la question ne se pose même pas ?

La fatalité tient une place importante dans D'acier. La vie d'Anna et Francesca semble avoir déjà été vécue par d'autres filles (comme les ex-copines d'Alessio). Les jeunes filles tentent d'échapper à leur vie de famille, mais également à leurs destins. Anna étudie sérieusement, comptant sur l'ascenseur social pour s'extirper de ce bourbier qu'est la cité.

Le narrateur de "La facture" n'a que peu d'obligations, il agit donc plus par envie que par besoin et savoure ce qu'il réussit à obtenir. Même à l'annonce de sa facture, il ne tombe pas en dépression par peur de surendettement mais flirte avec la standardiste. 


J'espère que cette chronique d'un genre nouveau pour moi vous a plu. N'hésitez pas à me proposer des thèmes ou des livres. Prenez soin de vous et ajoutez ces livres à votre wish-list. Ils le méritent et je ne pense pas qu'ils vous décevront. 

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